LE PROGRES

BELLEVILLE

Jeudi 30.7.1988 page 13
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A les gars du Canada

Un moment de pur bonheur
Que la dernière Nuit du Festival en Beaujolais !
La Chanson traditionnelle canadienne
" relookée " à la sauce folk-swing,
ça vous " requinquerait " le public
le plus affligé…

Le Festival en Beaujolais s'est conclu à Belleville de façon résolument gaie et optimiste. Une bonne idée que d'avoir convié, pour la dernière Nuit, des artistes canadiens doués d'une vitalité extraordinaire. Le groupe de folk-jazz " La vesse du Loup " a en effet conçu un répertoire propre à " faire taper du pied " le plus rigide des spectateurs ! Les cinq musiciens s'y entendent pour, avec guitare électrique et acoustique, mandoline, violon, contrebasse, banjo et percussions, faire exulter les notes et les mots. La recette est simple. On part de la musique traditionnelle québécoise, on y ajoute une grande rasade de folk-swing, un brin d'humour, quelques réminiscence de musique tzigane et une dose de rythme africain. Mais comme dans toute " cuisine ", il faut du goût, de la passion et du génie. De la passion… et une formidable gaieté. Les cinq " gars " du groupe semblent faits pour générer et communiquer la joie. De temps en temps, un blues légèrement langoureux affleure, pour revenir immédiatement et irrésistiblement à un rythme endiablé. Les musiciens, dont on ne peut douter de la complicité et de la simplicité, jouent et chantant avec une jubilation évidente. " Une modernité saine inscrite dans le respect de la tradition " dit un critique. Et pourtant, nos " gars du Canada " ne craignent pas d'être parfois légèrement iconoclastes, provocateur, un peu paillards, évoquant tout à la fois les rudes travaux de la campagne, le vin et leurs amours. " Il y en a qui pensent que j'ai vendu mon âme au diable " conclut l'un des artistes. Non, pas au diable, mais à la vie, aux jeunes demoiselles qui ne font que galoper mais pour lesquelles on achète coiffes et rubans moirés, à un pays superbe et rebelle. Les musiciens ont livré au public, après s'être fait bissés, un dernier morceau d'une virtuosité extraordinaire (l'archet du violon en a perdu ses derniers crins !). Puis ils se sont ensuite presque excusés de jouer aussi bien et d'en tirer autant de plaisir… C'est pourtant là que se situe le secret de leur génie…                                                         L.R.

image progres de belleville

Festival en Beaujolais

NUIT FOLK & SWING DU QUÉBEC
Mardi 28 juillet 1998 - Théâtre de Belleville - 21 h 00
Avec LA VESSE DU LOUP, Canada

Le festival en Beaujolais - Continents et Cultures - s'appliquent à présenter les cultures étrangères, et leurs expressions artistiques particulières ; parfois, la particularité est relativement proche de nous et tellement éclatante nos cousins d'Amérique en sont la preuve.

La vesse du Loup fait partie de ces groupes à la fois atypiques et pourtant appelant en nous tout un jeu de résonances. Cinq jeunes bardes la composent, cette vesse-là, et ils surprennent avec leurs airs traditionnels enlevés et leurs compositions sulfureuses.
Tout en étant d'outre Atlantique, Des sources de musiques et de chansons du pays, qui swinguent et balancent à la mémoire de nos oreilles…
Et nos cousins canadiens s'y entendent à la fête des mots et des notes " revampant " la chanson traditionnelle, faisant " Swinger, jazzer et rocker " à la moderne celle de leur composition.
Cet ensemble québécois possède une sonorité dont la source vient de la musique traditionnelle canadienne, métissage de violon, percussion, mandoline, guitare sèche ou électrique, contrebasse, banjo.
Ils ne sont comparables à personne leurs cinq personnalités déjà sont " remarquables " : L'un qui écrit et décompose ses textes et musiques… l'autre qui excelle en air irlandais aussi bien qu'en impro psychédélique… un autre encore, folkeux dans l'âme qui se lance dans la basse et la contrebasse électrique… le quatrième, né un archet dans les mains, s'explose pourtant dans une " passe de jazz " ou un solo blue-grass … quand au dernier de la bande, il est carrément multi-instrumentiste mais s'adonne avec brio dans la " frappe des peaux ".
Un ensemble qui vient du Canada, qui sent sa bonne tradition québécoise réoxygénée, et qui nous fait replonger dans nos propres racines, notre répertoire francophone et retrouver notre héritage franco-celte…
Le festival en Beaujolais nous parle bien des Continents et Cultures, les lointaines et méconnues, mais aussi les plus proches et accessible : le continent américain à travers la culture canadienne n'est plus si loin, quand on y songe…

introduction calendrier Festival en Beaujolais photos de la tournée retour au Québec