| Raison de plus pour persévérer quand on s'appelle Mario Breault.
"Pour nous, c'était naturel de faire du folklore. La vesse du Loup a été créée pour ça. C'est plein de matériel dans les bibliothèques, autour de nous.Il y a plein de chansons traditionnelles qui attendent d'être arrangées."
"Il suffit peut-être d'actualiser le son et de sortir du style chanson à répondre pour leur donner une seconde vie..."
La vesse du Loup - un nom à propos duquel le quartette tient mordicus à taire la petite histoire - s'inscrit à l'enseigne de la Bottine ou de La Veillée est jeune. ( Un des premiers chanteurs de la Bottine, Gilles Cantin, était d'ailleurs de la formation de la vesse du Loup).
Sur une base de "vraies" chansons d'hier, les artistes accolent leurs références jazz et rock pour signer des créations propices à la fête, des créations qui swinguent.
"On dit souvent de nous qu'on prend toute notre dimension sur une scène" rapporte Breault.
Bonne occasion
Occasion nous est donnée de vérifier, ce soir, puisqu'ils font la première partie du spectacle de Richard Desjardins et du groupe Abbittibbi, au théâtre Granada, troisième soirée du Festival des rythmes du monde. Au même moment la scène extérieure de la rue Wellington Nord accueille Pablo Saz et sa musique bachata, ainsi que Errol Blackwood sus des airs reggae.
"Abbittibbi, c'est un autre exemple de l'évolution de la musique rock. Ils mêlent le jazz et les percussions. Il y a chez eux un souci du texte et nous, on cadre très bien là-dedans", raconte Mario Breault, en disant sa fierté d'être associé à un tel spectacle. |